20 mai 2003

Le mot du Maître


L'auteur du 3# se prénomme Alexeï Ivanovitch. Il ne doit pas être confondu avec le grand-maître Alexandre Kotov, auteur d'un livre à succès invitant le lecteur, à défaut de devenir lui-même grand-maître, au moins de "penser comme un grand-maître". Ses conseils ont aidé beaucoup de joueurs, même si les principes qu'il énonce doivent souvent être contournés. La clé de ce problème est surprenante.

Le 6# est une oeuvre géniale et difficile qui préfigure le travail d'un compositeur français des années 50-80. Et cette fois, il s'agit bien du très fort joueur polonais Dawid Przepiorka (prononcez pjépiourca) qui compte des victoires contre Janowski, Fahrni, Spielmann, Mieses, Duras, Rubinstein, L. Steiner, Tarrasch, Opocensky, Saemisch, Nimzovitch, Sultan Khan et bien d'autres.

Enfin deux aidés, le plus facile n'étant pas forcément celui qui le semble...

Comment Fou et pion peuvent-ils dominer une Tour ? Un petit miracle letton. Puis une étude de l'ex-champion du monde, que vous résoudrez mieux qu'un ordinateur. Et une curiosité : l'étude qui empêcha l'actuel champion du monde de résolution, Piotr Murdzia, de faire 100% à Portoroz en septembre dernier. Mais, contrairement à lui, vous avez la solution sous les yeux !

La partie du jour est une démonstration de celui qui allait devenir champion du monde cinq ans plus tard. Il joue un gambit dont l'acceptation donne un fort centre de pions au Noirs. Ce qui permet l'initiative puis une attaque sur le roque blanc : un trop beau cadeau face à un tel créateur. Il est curieux que la même idée se retrouve 50 ans plus tard dans Spassky-Tal, avec le même effet, le champion du monde sortant se faisant déconcrisser de même. Pour ne pas dire écrapoutir.

Tous ne peuvent pas, comme Kortchnoï, avaler des pions sans dommage. Passant du Québec directement en Afrique, je rappellerai ce salutaire conseil : "Si tu ne digères pas la soutane, ne mange pas le missionnaire" (proverbe bantou).

Une remarque en passant sur le prétendu "antisémitisme" d'Alekhine. Il faut croire qu'il devait être sacrément masochiste, attendu que sa 4e épouse (depuis 1934), Grace Wishard-Freeman, était juive américaine ; elle est enterrée avec lui à Montparnasse. Ce qu'ignorent probablement les sycophanticules d'encrier et journalistes vipérins.

Imaginez que j'aie épousé une Anglaise, au lieu d'une femme plus à l'est. Mais non, je plaisante...

Bonne régalade.

 

PGN Reader

les diagrammes du Maître

 

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